« On m’avait demandé de préparer un mémo sur les programmes et les matériaux de formation de la compagnie. Dans le texte de mon mémo, une de mes phrases faisait état de “l’approche pédagogique” utilisée par l’un de nos manuels. Une fois mon mémo terminé, ayant fait passer celui-ci à notre Comité de Direction, je fus appelé dans le bureau du Directeur des Ressources Humaines (DRH) qui me dit que le Directeur Général me virait. Je lui demandais la raison de ce licenciement soudain. Il me répondit que le Directeur Général ne voulait pas de pervers dans son entreprise.
— Mais je ne suis pas un pervers ! m’exclamai-je.
Pour toute réponse il me montra ma lettre de licenciement accompagnée d’une copie de mon mémo où le mot “pédagogique” avait été entouré en rouge. Je réalisais soudain que le Directeur Général avait pris le mot “pédagogique” pour le mot “pédophile” !
Abasourdi, et tentant de conserver mon calme, j’expliquais au DRH le sens du mot “pédagogique”. Après avoir vérifié mes dires en consultant un dictionnaire, il se laissa convaincre. Il me dit alors de ne pas m’inquiéter, qu’il allait arranger l’affaire.
Le lendemain, une note fut envoyée à l’ensemble du personnel. Il y était dit qu’à partir de dorénavant, les mémos internes ne devaient contenir que des mots que l’on pouvait trouver dans le journal local.
Un mois plus tard, je démissionais. En accord avec le nouveau règlement intérieur, je composai ma lettre de démission en coupant et collant des mots découpés dans le journal local. »
2006-10-24
07:40:51
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7 réponses
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demandé par
SHEPY LA CHIPIE
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dans
Carrière et emploi